* 28 novembre : concert Francis POULENC et Lyon

 

Mélodies et motets

 

 

Trio pour piano, hautbois et basson


 

Litanies à la Vierge Noire

 

Photos (c)AgustinaRojas

 

 

« POULENC et LYON», le titre suscitait la curiosité : on nous promettait des œuvres rarement jouées et un programme varié . Nous ne fûmes pas déçus !

La salle de conférence est bondée, Roger Thoumieux présente le programme et révèle ce que fut initialement l’attachement de Poulenc à Lyon : une passion de jeunesse, une grande fidélité à sa muse Raymonde Linossier trop tôt disparue. Et puis, dans l’église  du Saint Nom de Jésus, devant un large public venu malgré le grand froid qui sévit ce soir, Jacques Latarjet  nous confirme cette grande  amitié qui allait durablement réunir sa famille, Lyon  et le compositeur.

Le talent des jeunes interprètes va nous ravir : sept mélodies, témoins de l’extrême raffinement  et la subtilité de l’écriture de Poulenc, de son amour des  mots, de son goût pour la poésie et de ses affinités avec le milieu littéraire de son époque … Et puis,  de magnifiques compositions de musique vocale sacrée : les motets de Noël  en latin, et les  célèbres  Liturgies de La Vierge Noire  pour chœur de femmes et orgue, aux couleurs mystérieuses et très émouvantes, composée à Rocamadour au soir d’un pèlerinage.

Le programme est ambitieux ce soir ! On dit que c’est pour instruments à vent que Poulenc  a écrit ses plus belles pages, nous sommes comblés : deux pièces de musique de chambre, l’une pour piano et clarinette  et l’autre  pour piano hautbois et basson , nous transportent littéralement,  c’est tout simplement magistral !  Poulenc est resté en dehors des courants musicaux qui ont traversé le XXème,  il se laissait guider  « par l’instinct » disait-il :  parmi tous les musiciens modernes, Poulenc est celui qui a le mieux sauvegardé la pureté de la tradition française.

Je suis persuadée qu’à la sortie du concert, nous  étions nombreux à nous sentir de vrais amis de Poulenc !
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