* 28 mars : concert de musique de chambre avec le quatuor Yako

 

 

Le mercredi 28 mars, dans l’immeuble emblématique Citroën, et plus précisément dans les locaux de SantéVet, aimablement mis à disposition de PAROLES et MUSIQUE, le quatuor YAKO a offert à un public nombreux une heure de musique de chambre de haut niveau.


« J’ai adoré ce concert ! Le quatuor YAKO joue avec un grand sens musical, un équilibre parfait, ils ont un son magnifique, bref toutes les qualités y compris jeunesse et énergie, pouvant faire un quatuor de référence ».

GN une adhérente

 

Le 28 mars 2018, au cours d’un concert organisé par PAROLES et MUSIQUE et accueilli par Jérôme Salord (SantéVet) dans l’Espace Citroën, à Lyon, le quatuor YAKO a interprété, entre le « Quaterttsatz » de Schubert et le Quatuor N° 6 de Mendelssohn, le Divertimento en ré majeur K. 136 de Mozart.

L’assistance a été littéralement transportée par le dynamisme et la joie communicative de cette œuvre étincelante ; Ludovic Thilly et Pierre Maestra, violonistes, Vincent Verhoeven à l’alto et Alban Lebrun au violoncelle ont su parfaitement rendre l’atmosphère si particulière d’un divertimento mozartien.

Mozart l’aurait écrit en 1772 ; il avait alors 16 ans, et beaucoup de fort belles compositions à son actif. Dans un livre passionnant sur la correspondance de Mozart, que tout mozartien devrait lire (Mozart, Correspondance complète – Edition originale de la Fondation Internationale Mozarteum Salzbourg – Edition française et traduction de l’allemand de Geneviève Geffray –– Flammarion, 2011), on peut noter une lettre de Léopold Mozart, père de Wolfgang-Amadeus, à l’éditeur de musique Breitkopf, dans laquelle il écrit :

« …Nous sommes rentrés de Milan le 15 décembre [1771]… Nous resterons à Salzbourg jusqu’à la fin du mois de septembre prochain [1772] et repartirons alors pour la troisième fois en Italie.

Si vous souhaitez faire imprimer certaines compositions de mon fils, le meilleur moment serait maintenant. Dites seulement ce qui vous semble le plus adéquat, qu’il s’agisse de pièces pour piano, de trios pour 2 violons et violoncelle, ou de quatuors pour 2 violons, alto et violoncelle… Bref, il écrira le genre de composition qui vous sied le mieux, pourvu que vous le demandiez à temps »

La lettre suivante du père de Mozart, datée du 28 octobre 1772 à Bolzano, dit entre autre :

« … Wolfgang va bien aussi, il est en train d’écrire un quatuor, pour passer le temps, et fait ses compliments à tout le monde ».

Cette lettre a été écrite au début de ce troisième voyage en Italie. Quelques mois après, en Italie, Mozart composera son merveilleux « Exultate, Jubilate », dans la même veine que ce Divertimento K. 136.

Il est question de quatuors dans ces deux lettres. Nous avons entendu un divertimento, d’une structure musicale sans doute plus simple, les deux instruments « concertants » étant plus particulièrement les deux violons.

Un vrai bonheur, cette « simplicité mozartienne », parfaitement comprise et transmise par le quatuor YAKO … un jeu très clair, une complicité joyeuse au service de la musique du cœur et de l’âme …

Emmanuelle et Henri Vigne