* dimanche 21 octobre à 17h : le quatuor YAKO à St Chamond

 


La 39è saison « Musique à Saint Pierre » propose en octobre une série de 4 concerts à Saint Chamond (42).

Premier concert avec le quatuor YAKO le 21 octobre à 17h, à l’Hôtel-Dieu, salle Gérard Philip.

Au programme :
Mendelssohn – quatuor n°6 en fa mineur op 80
Grieg – quatuor à cordes en sol mineur op 27

« Le quatuor YAKO, salué par la  critique et présent dans de nombreux festivals européens, propose de ces pages intenses et sublimes, écrites dans la douleur, une lecture pleine de fougue, bousculant les codes sans rien céder à la tradition d’excellence de ce répertoire ».

Tarif : 15€ et 11€

 

Concert Oxygen Quintet du 30 septembre

« Paroles et Musique Lyon » se déplace en Isère.

Un site d’exception, proche de Saint-Chef, des hôtes accueillants et généreux, de jeunes artistes passionnés et un public bienveillant  et enthousiaste…. C’est cela la magie de « Paroles et Musique Lyon » !

Cette magie s’est déployée une fois encore à l’occasion de l’Assemblée générale de l’Association qui a commencé sous un délicieux soleil d’été de la Saint Jean et s’est poursuivie en intérieur, la pluie tant attendue étant enfin arrivée.

Le Quintette Oxygen qui avait prévu de jouer en plein air s’est adapté avec une grande souplesse et a régalé un public nombreux et attentif au carrefour de deux grands salons …

 

En complément du programme précis, chacune des nombreuses pièces du concert a été introduite de manière très vivante par les musiciens, dont certains allient à leur qualités d’instrumentistes le don de compositeurs-arrangeurs : en effet, le Quintette Oxygen est une formation qui se définit comme atypique : trois trombones, un euphonium, connu pour la rondeur de sa sonorité, et un tuba, véritable base de l’ensemble. Les compositions sont donc la plupart du temps des arrangements à partir de morceaux écrits à l’origine pour d’autres types de formation, en provenance d’opéras (comme Carmen), de quatuors (Tchaïkovski) de piano (rêverie de Debussy) ou d’orchestres de jazz (Good bye pork pie hat de Charlie Mingus).

 

Le tromboniste Loris Martinez a beaucoup intéressé l’assistance par la présentation fluide et vivante des différents morceaux, et des particularités des instruments, dont certains comme le tuba sont franchement impressionnants.

Un des arrangements, très inventif, a été composé par le tromboniste italien Gabriele Bastrentaz, et un morceau très enlevé – Broken arm bossa (la bossa du bras cassé, en mémoire des conditions particulières de sa composition) était une oeuvre originale du lyonnais Thibaut du Cheyron.

 

L’ensemble a su s’adapter aux conditions ambiantes : un jeu aux sonorités douces et précises, volontairement atténuées dans ces grands salons, alors qu’en extérieur Oxygen peut visiblement jouer sur un autre registre, comme évoqué à propos des « brass band » anglais ou orchestres de jazz américains.

Un excellent moment donc, en compagnie de ces jeunes musiciens du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon … avec Gabriele Bastrentaz, Thibaut du Cheyron et Loris Martinez au trombone, Vincent Cornitte à l’euphonium et Quentin Duthu au tuba.

Henri et Emmanuelle Vigne

 

QUATUOR YAKO CV

Ludovic THILLY, violon

Pierre MAESTRA, violon

Vincent VERHOEVEN, alto

Alban LEBRUN, violoncelle

Fondé à Lyon en 2015, le Quatuor Yako est lauréat du concours « Musiques d’Ensemble » de la FNAPEC en Mars 2016 et devient la même année quatuor en résidence à ProQuartet (Paris).

En Août 2017, il obtient le 3e prix au Concours International Orlando (Pays-Bas)

Formé par Yovan Markovitch et Luc-Marie Aguera (Quatuor Ysaye), il étudie en parallèle auprès de Christoph Poppen et Hariolf Schlichtig à la Hochschule de Munich.

Invité à participer à de nombreuses académies, parmi lesquelles celles du Festival d’Aix en Provence (2015), de Villecroze, ou de Montepulciano, il élargit son horizon en partageant la scène avec la compagnie de danse Bill T. Jones («Play and Play», captation Arte Concert), ou en prenant part au projet « 50 for the Future» avec le Quatuor Kronos au sein du Holland Festival à Amsterdam (2016). En 2017, le Quatuor Yako se produit sur France Musique (Chambre Classique), à la Philharmonie de Paris (Nuit du quatuor/Proquartet), et prend notamment part aux festivals Quatuors à Bordeaux, Printemps Musical de Lyon, Vue d’Ensemble(s), Concerts de Vollore, Musique sur Ciel, ainsi qu’à La Belle Saison aux côtés de Dana Ciocarlie.

Le Quatuor Yako est soutenu par le Mécénat Musical Société Générale et la Société Savarez.

Raymonde Linossier : Muse et passion de jeunesse de Francis Poulenc

« La Violette Noire » : c’était une jeune fille habillée de noir, douée de la plus frappante physionomie. Son menton et sa bouche était très développés ; les lèvres également, grandes et fortes ressemblaient à une fleur largement épanouie. Dominant ce bas de visage intense et presque sauvage, les yeux montraient toute sa douçeur, toute la retenue qu’on attend des belles âmes féminines ; ils étaient du bleu le plus pur et le plus léger qu’on puisse voir, pareils aux clairs saphirs »

Léon-Paul Fargue

On connaît le côté « voyou » du compositeur des « Chansons gaillardes », son homosexualité, sa conversion et son mysticisme à l’âge mur ; on sait moins qu’il vécut dans ses jeunes années un amour passionné pour une jeune fille remarquable, avocate, orientaliste, écrivaine et … d’une grande beauté, Raymonde Linossier.

Elle était une amie d’enfance, leurs  familles se rencontrant régulièrement à Paris et à Vichy ou le Professeur Linossier (Professeur de chimie à paris) exerçait comme médecin de cure pendant l’été ; Raymonde est  la cadette de trois sœurs, dont l’ainée, Suzanne, épousera André Latarjet,  professeur d’anatomie à Lyon. Ce couple restera très lié à Francis Poulenc et fera beaucoup jouer sa musique dans cette ville,  notamment par une des meilleures chorales françaises du moment, les « Chanteurs de Lyon » dont André latarjet était le président.

Dès 1919, (il a 20 ans) Poulenc dédie à Raymonde sa sonate pour piano à quatre mains (« A la reine de Vichy, son ami, Francis »).  A Paris, Raymonde poursuit des études de droit et partage un appartement avec sa sœur Alice ; elle va être pour Poulenc une amie fidèle et une critique avisée : « le guide spirituel de mon adolescence et le meilleur conseiller de ma jeune musique « comme en témoignent de très nombreuses dédicaces (Concert champêtre, chansons  gaillardes, sonate pour cor, trompette et trombone,).

C’est Raymonde  qui fit connaître à Poulenc en 1916, la fameuse  librairie d’Adrienne Monnier, rue de l’Odéon. Adrienne  fut immédiatement séduite  « par son air d’éléphant  à  qui on n’a pas encore tiré le nez » ! Sa librairie était le lieu de rencontre de nombreux jeunes artistes, écrivains, musiciens, compositeurs, peintres, sculpteurs etc.…et de foisonnement d’idées et de créations. Raymonde en était l’un des piliers, assidue et charismatique par son intelligence, sa beauté et son charme discret. Léon-Paul  Fargue, un de ses admirateurs inconditionnel, l’avait baptisée « la Violette Noire ». C’est en grande partie grâce à Adrienne Monnier que fut créée la première œuvre majeure de Poulenc, la Rhapsodie nègre. Il passe beaucoup de beau monde dans cette librairie d’Adrienne Monnier qui publiera la première version en français  d’ « Ulysses ».  (James Joyce a dit à Sylvia Beach qu’il avait placé Raymonde (qui avait une part importante dans cette entreprise), dans l’épisode de « Circé ».)

La relation de Francis Poulenc avec Raymonde Linossier avait pendant toutes ces années 1920-1930, les apparences d’une franche camaraderie doublée d’une profonde amitié et d’une estime mutuelle. En fait Raymonde était pour Poulenc beaucoup plus : elle représentait pour lui l’»idéal féminin » ; il pensait pouvoir réaliser avec elle le schéma de la société bourgeoise dont il était issu : un mariage, une maison, un foyer. Deux événements renforcent cette thèse : l’achat à la surprise générale d’une grande maison à Noizay qu’il lui destinait,   et surtout la fameuse longue lettre éperdue adressée à la sœur de Raymonde, Alice Ardoin, en 1928. Dans la crainte d’essuyer un refus de la part de celle dont le projet immédiat n’était apparemment pas de fonder une famille et qui, surtout, était probablement bien consciente de son homosexualité, il lui fait part de sa passion, de sa peur de la perdre, et lui demande d’intercéder pour lui.

Cette demande n’eut pas de suite, et les deux amis continuèrent de se voir comme si de rien n’était, Raymonde faisant même plusieurs séjours à Noizay .

La mort brutale de Raymonde en janvier 1930 fut pour Poulenc un coup terrible, une véritable rupture : »c’est toute ma jeunesse qui part avec elle ; toute cette époque de ma vie n’appartient qu’à elle seule ». Il voudra que le manuscrit de « Biches » à la composition duquel Raymonde avait été étroitement associée, soit enterré avec elle dans le caveau familial à Valence. Toute sa vie il conservera d’elle un portrait dans un cadre de maroquin rouge qu’il posait sur sa table de travail, et une boîte à cigarettes  «  qu’elle ne quittait jamais et qui ne me quitte jamais ». Il continuera à se référer à elle dans des œuvres qu’elles aurait particulièrement aimé, comme «  les animaux modèles », la sonate pour flûte et piano ou des mélodies très émouvantes comme «  ce doux petit visage «  sur un poème d’Eluard, (1939) ou « Voyage « (1948) sur un poème d’Apollinaire.

Dans son « Journal de mes mélodies » il parle  à propos de cette dernière œuvre : « Du départ irrémédiable d’un visage que je n’ai jamais remplacé et d’une belle et vigilante intelligence qui me manquera toujours ».

Jacques Latarjet

Bibliographie

  • Sophie Robert : Raymonde Linossier, in Francis Poulenc, Music art and Literature, Sydney Buckland , Myriam Chimènes, Ashgate éd. 1999, 88-139
  • Alban Ramaut, Francis Poulenc et la voix. Symétrie éd. 2002  Francis Poulenc et les Latarjet, 169-188
  • Myriam Chimènes. Francis Poulenc, correspondance, Fayard, 1994
  • Hervé Lacombe, Francis Poulenc, Fayard, 2013
  • Poulenc Francis, journal de mes mélodies, Cicero éd 1993

Pourquoi un concert dédié à la musique de POULENC ?

Pourquoi un concert dont le programme ne comporte que des œuvres de Francis Poulenc ?

Les spécialistes appellent un tel événement une « monographie », Dieu sait pourquoi.

L’idée est venue aux responsables de PAROLES et MUSIQUE alors que je racontais des anecdotes sur la vie de ce grand compositeur qui était un ami intime de ma famille. Je l’ai souvent rencontré chez mes grands-parents dont il était très proche ; je l’ai emmené à l’opéra dans ma petite voiture d’étudiant et je me suis régalé en l’écoutant déchiffrer à 4 mains la partition de Babar avec mon père. Les conversations familiales en vacances, souvent en compagnie de ses nièces, évoquaient volontiers ses tourments intérieurs et les grandes œuvres religieuses de la fin de sa vie, Stabat mater, Gloria, Dialogues de carmélites.

C’est beaucoup plus tard que j’ai appris l’importance qu’avait eu pour lui Raymonde Linossier, sœur de ma grand-mère, muse et grande passion de ses jeunes années, dont la mort très précoce pour des raisons obscures était une sorte de secret de famille, et dont le souvenir ne cessera de le poursuivre jusqu’à sa mort.

Francis Poulenc adorait la musique vocale, et il avait un don particulier pour elle, disant que sa composition ne lui demandait aucun effort ! Il avait créé plusieurs œuvres pour une prestigieuse chorale lyonnaise, « les Chanteurs de Lyon » dont mon grand-père, André Latarjet, était le président. Il se retrouvait chez lui, cours de Verdun, avec Pierre Bernac pour répéter ou composer. Et c’est là, juste avant de passer à table, que lui est venu le thème de « Nous avons fait la nuit «de la suite « tel Jour, telle nuit » que nous avons écouté magnifiquement interprété par Julie Goussot.

Bref, les liens de Poulenc avec Lyon, et son goût pour « la voix », ont été autant de prétextes pour proposer au CNSMD et plus particulièrement à Géry Moutier, Nicolas Crosio et Anne Delafosse, de se joindre à nous pour organiser ce concert dans l’église du Saint Nom de Jésus, et faire découvrir au public lyonnais, dans une programmation originale par sa variété et le grand nombre des interprètes, des aspects divers de la musique de Francis Poulenc.

Qu’ils en soient chaudement remerciés ! Ainsi que tous les musiciens qui les entourent.

Jacques Latarjet (conseil d’Administration)

 

 

Un évènement d’exception

Le mardi 28 novembre 2017 s’est tenu à l’Eglise du Saint Nom de Jésus un concert quelque peu exceptionnel par son thème, le choix des musiques, ses interprètes et son cadre.

Le cadre ? L’église du saint Nom de Jésus – une église du centre de Lyon, à la fois classique et moderne, élégante et élancée, bien à l’image de la musique de Francis Poulenc qui allait résonner sous ses voutes pendant deux heures de pur bonheur. Cette église est mitoyenne d’un fort beau cloître quelque peu méconnu des Lyonnais.

Ce cadre enchanteur était mis à la disposition de l’Association lyonnaise « Paroles et Musique » associée au CNSMD par les Dominicains de Lyon.

L’ensemble de cette église, du cloître et des bâtiments attenants forme à la fois une Paroisse et le Couvent des Dominicains de Lyon. Ces Dominicains nous ont beaucoup aidé pour la préparation du concert « Poulenc ».

Un excellent régisseur, Franck Dusseux, a mis en lumière ce cadre déjà clair en lui-même, préfigurant les fameuses fêtes de la lumière lyonnaises du 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception de la Vierge.

Donc pour le cadre : parfait !

Le compositeur ? Francis Poulenc – Un compositeur oserions nous dire atypique, par sa musique elle aussi claire, aérienne, inventive, totalement a-religieuse, puis totalement religieuse..

Les interprètes ? Très nombreux et tous excellents !

Le premier : un conférencier, Roger Thoumieux, qui pendant une petite heure a présenté Francis Poulenc lyonnais à ses heures à une soixantaine d’auditeurs absolument captivés

Les suivants : de nombreux jeunes étudiants du CNSMD de Lyon, dirigés pour les chœurs par une professeure-chef de chœurs et excellente artiste-animatrice, Marie-Laure Teissèdre.

Le concert ?

Des mélodies accompagnées au piano, parmi lesquelles des poèmes de Ronsard, Prière pour la Paix, Hymne de Racine, etc.,

 

Citons, en espérant être exhaustif, les nombreux jeunes artistes du CNSMD de Lyon qui nous ont enchantés par la beauté, la diversité de leurs voix, et leur intelligence respective des textes de grands poètes fort bien mis en musique par F. Poulenc.

Lune d’avril (La courte paille, Maurice Carême) par Manon Lamaison
Nous avons fait la nuit (Tel jour, telle nuit, Paul Eluard) par Julie Goussot
Rien que ce doux petit visage (Eluard 2′) par Julie Goussot
Tu vois le feu du soir (Miroirs brûlants, Paul Eluard) par Chloé Jacob
Poèmes de Ronsard (Le tombeau) Johannes Kônig /
Je n’ai plus que les os par Lucie Curé

Priez pour paix (extrait de Charles d’Orléans) par Manon Lamaison
Dernier poème (Robert Desnos) par Johannes König
Hymne (Racine) par Ramya Roy

Ils étaient merveilleusement accompagnés par deux pianistes, collègues étudiants, alternativement :

Rodolphe Loospied et Eunji Han

 

Des chœurs, dont les fameuse « Litanies à la Vierge noire, pour chœur de femmes et orgue et les « Motets pour un temps de Noël », pour chœur mixte a capella. De très belles mélodies d’un Poulenc revenu à la religion de son enfance après le décès dans un accident de voiture d’un de ses meilleurs amis. Le début des Litanies « Seigneur, ayez pitié de nous », était spécialement émouvant.

« l’Ensemble Vocal » du CNSMD  était dirigé entièrement par Marie-Laure Teissedre, dont nous avons apprécié le dynamisme et la joie communicative partagée avec les chanteurs et le public.

Les chanteurs de ces ensembles ont très bien rendu la ferveur recherchée par Poulenc :

Julie GOUSSOT, Anais PERRIER-CORNET, Manon LAMAISON, Chloé JACOB, Elodie BOU, soprani,

Ramya Roy KOCHEARY, Gabriele KIRSAITE, mezzo-soprani,

Martin DAVOUT, Julien HENRIC, ténors,

Johannes KONNIG, Sergio VILLEGAS GALVAIN, basses.

L’organiste, Satenyk Shahazizyan, excellente et sympathique musicienne, a su accompagner avec brio les Litanies, depuis le grand orgue situé au fond de l’église, ce qui n’est pas évident, vu la distance entre l’orgue et les chœurs, et la vitesse de propagation du son, qui n’est pas si rapide !

 

Un duo : la « Sonate pour clarinette et piano », fort bien interprétée au piano par Justine Eckhaut (qui est à la fois pianiste et membre du conseil d’administration de Paroles et Musique) et à la clarinette par Luc Laidet. Un ensemble qui a très bien rendu l’esprit enjoué, rapide et élégant de l’œuvre ultime de Poulenc. Les auditeurs se sont étonnés de ce qu’il soit possible d’obtenir à la fois d’un piano et d’une clarinette des sons à la fois aussi  justes, ténus et néanmoins parfaitement perceptibles. Ces pianissimi alternaient avec des mouvements endiablés d’une virtuosité confondante, le tout au service d’une vraie musique plus que d’un tour de force technique.  Rappelons que Poulenc n’aura jamais entendu cette œuvre en concert (dommage…la première a eu lieu au Carnegie Hall, quelques mois après son décès, et le clarinettiste était l’excellent Benny Goodman). Ce duo a fort bien compris les intentions de Poulenc, bien exprimées dans ses indications de mouvement :

1/ Allegro tristamente. 2/ Romanza. 3/ Allegro con Fuoco

Un trio : « Trio pour piano, hautbois et basson», par Johnneils FRANCOIS-GUEVARA, hautbois, Juan Ruiz BANDOUX, basson allemand et Ezequiel CASTRO, piano – trio de jeunes artistes d’Amérique du Sud à l’expression passionnée – ils ont soulevé l’enthousiasme. Là aussi, virtuosité – spécialement inattendue au basson ! – dialogues captivants entre le basson et le hautbois – base solide et inspirée du piano – un vrai partage de la musique.

Notons avant de conclure que l’organisation  plutôt complexe de ce concert a été en grande partie assurée par Anne  Delafosse, coordinatrice du département « Chant » du CNSMD.

Anne  Delafosse été le véritable maître d’œuvre de la programmation, très habile et efficace pour faire cohabiter chanteurs, accompagnateurs, chambristes, instruments à vent, pianistes, organiste !

En résumé, un bonheur à la fois lyonnais (Francis Poulenc, cette belle église bien mise en lumière, le CNSMD et ses étudiants) et international (toujours les étudiants du même CNSMD de Lyon).

Henri Vigne (Conseil d’Administration)